• Comme on fait l'Histoire

     

    Comme on fait l'Histoire...


    Ainsi, je lis sur de nombreux sites, et de de nombreux ouvrages, que Schubert était un illustre inconnu!


    Cela me fait un peu sourire... Et cela m'agace. Je me demande pourquoi on tient tant à cette réputation qu'on lui fait.


    Certes, quand j'avais dix ans, que je demandai à mes parents son quintette pour cordes comme cadeau d'anniversaire, ma mère se vit répondre par le disquaire du coin qu'en fait de quintette, Schubert n'avait écrit que "La truite".


    Certes, Alfred Brendel a du s'y mettre des deux mains pour une interprétation sérieuse de son œuvre pour piano. Encore que Clara Haskil avait déjà bien ouvert la voie.


    Mais Schubert était-il si méconnu que cela ?


    Si c'était vrai, pourquoi alors Schumann va-t-il chez son frère Ferdinand en 1839, à Vienne, pour y dénicher sa symphonie en ut majeur?


    Soyons un peu sérieux. Schubert est mort en 1828, un an après Beethoven. A 31 ans. Schumann découvre sa neuvième symphonie 11 ans plus tard, qui, donnée par Mendelshon, fait un tabac.


    Autrement dit, Schubert aurait été connu à 42 ans s'il avait vécu.


    Pas si mal, pour l'époque.


    Comme le rappelle Catherine Lépront ("Clara Schumann ou la vie à quatre mains"), il n'y avait pas alors ni radio, ni les modes d'enregistrement que nous connaissons. Même Beethoven (ou Bach), n'était pas très connu.


    Et Beethoven, né en 1770 est mort en 1827, à 57 ans.

     

    On peut alors se demander pourquoi tant d'acharnement à voir chez Schubert un "illustre inconnu".


    Ne serait-ce pas, tout simplement, une projection de notre propre désir?


    Sa musique nous parle si intimement, si directement... Ne sommes-nous pas tentés de considérer qu'il ne l'a écrite que pour nos seules oreilles?


    Quelques liens, pour vous faire plaisir... En espérant qu'ils resteront un moment sur le Ouèbe...


    http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=google&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=schubert&hl=fr&emb=0


    http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=google&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=schubert&hl=fr&emb=0


    http://www.gloria.tv/?video=rbxezi6f73vaecwnh69u


    Ou bien cela, dont les Platers on fait un copié/collé sans dire qu'il s'agissait d'un lied de Schubert, ce que je trouve douteux... Il faut rendre à César...

    http://fr.youtube.com/watch?v=EjjXgkXX5ZY


    FR.



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  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Octobre 2008 à 20:24
    Comme Mozart, Shubert était touché par la grâce.
    Quand il arrive à se dépouiller totalement de son admiration pour Beethoven, alors on atteint la plénitude!
    2
    Rotil Profil de Rotil
    Jeudi 16 Octobre 2008 à 00:51
     

    @ L'ours,


    Je ne suis pas sur que Schubert ai cessé d'admirer Beethoven.

    Ce n'est pas l'histoire d'un mec qui a vu un type qui a vu l'ours, c'est celle d'un frère dont le frère a lu Brigitte Massin, laquelle prétend que Schubert a rencontré Beethoven sur le point de mourir et lui a montré une de ses partitions. Beethoven aurait alors déclaré, ému: "Je n'aurai qu'un regret en quittant cette vie: de ne pas avoir écrit moi-même ces pages".


    Ce qui aurait "boosté" Schubert pendant sa dernière année, particulièrement féconde.

    Mais, pour employer un terme qu'on rencontre parfois sur un site que vous connaissez bien, Schubert n'était pas bankable.


    Il fallait toute l'autorité de Schumann qui, non content d'écrire ses propres œuvres, dirigeait le "Nouveau journal de la musique", et était aussi bon critique musical que musicien. C'est, nous le savons bien, lui qui lança aussi Johannes Brahms.


    Schubert avait du mal à trouver des éditeurs: à la fois trop viennois et trop en avance sur son temps.


    Amicalement,

    FR.

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